Et si les véhicules électriques se rechargeaient aux lampadaires ?

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Le projet dont l’objectif se traduit par “zéro émission de gaz à effet de serre” à l’horizon 2050 en Europe, engage tous les utilisateurs de véhicules électriques deux roues ou quatre roues. Ce grand projet de la transition écologique est basé sur les exigences de l’Union Européenne en matière de disparition de l’usage des énergies fossiles au profit des énergies renouvelables.

C’est ainsi que les achats de véhicules alimentés par des batteries électriques lithium ion : voitures, motos, scooters, vélos, trottinettes, etc. sont en constante évolution.

Pourquoi penser aux lampadaires pour recharger son véhicule deux roues électriques ?

L’achat de véhicules électriques est logiquement lié à la recharge de leurs batteries. Généralement de type lithium ion, elles disposent d’une autonomie variable qui est fonction du type de véhicules qu’elles équipent et du constructeur automobile. Par exemple, l’autonomie du scooter électrique Niu MQi+ Sport est de 75 km alors que celle du Flluid-1, vélo électrique en version VAE de la marque Fuell, approche les 200 km.

Habituellement, la recharge des batteries des deux roues électriques s’effectue sur une prise électrique dédiée sous la forme d’une borne astucieusement installée dans le garage ou proche de la place de parking du véhicule. En l’absence de l’une ou l’autre solution, la recharge des batteries électriques se complique car elle génère un déplacement (quasi) quotidien sur les bornes du domaine public situées sur les parkings des hypermarchés, sur les aires des stations services, etc.

Mais, alors que l’éloignement des bornes électriques pour recharger les batteries lithium ion est un frein à l’acquisition d’un véhicule électrique, les lampadaires alimentés en énergie électrique jalonnent la ville. C’est en rapprochant ces deux réalités que certaines villes testent le service d’alimentation en énergie des batteries des véhicules électriques via les lampadaires publics.

La Roche-sur-Yon et Calais : attention aux contraintes

Depuis 5 ans et 3 ans respectivement en France, La Roche-sur-Yon (Vendée) et Calais (Pas-de-Calais) expérimentent la recharge des véhicules électriques aux lampadaires publics déjà installés et alimentés en électricité.

Si le mode de recharge sur un lampadaire public apparaît comme une évidence, sa mise en place fait naître certaines contraintes majeures :

  • Respect de la circulation des piétons : comment tendre le câble d’alimentation batterie électrique-borne de recharge en travers d’un trottoir ?
  • Accessibilité aux bornes de recharge installées sur le lampadaire : où garer sa voiture électrique lorsque le lampadaire est éloigné de la chaussée ?

Les deux roues électriques trouvent une solution face à ces contraintes, car l’emplacement nécessaire pour les garer est moins encombrant que celui d’une voiture et il pourra, dans certains cas, se dessiner près du lampadaire fournisseur d’énergie.

Une Directive Européenne rappelle que les recharges des batteries électriques sur les lampadaires peuvent s’effectuer chez un fournisseur d’électricité (enedis, TotalEnergies, EDF, etc.) différent de celui de l’éclairage public, obligeant à compter la consommation de chaque service (compteurs électriques Linky).

Les lampadaires comme bornes de recharge : utopie ou réalité ?

En France en 2018, dans la perspective du développement de ce projet, le Ministère de la Transition Écologique et Solidaire préconise que les mâts d’éclairage public concernés pour devenir des bornes de recharge de véhicules électriques soient proches d’une place de stationnement, même si cette solution va souvent à l’encontre de la réalité terrain.

Afin d’affiner certains détails du projet de recharge des véhicules électriques aux lampadaires du domaine public, le SyDEV (Syndicat Départemental d’Energie et d’équipement de la Vendée) accompagné du constructeur automobile Renault, étendent le test à l’ensemble du département, après que celui-ci ait fourni l’assurance que la puissance du réseau électrique du département est suffisante pour un test “grandeur nature”. La question de la puissance (et des réserves) énergétiques reste posée sur le plan national.

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Ressources complémentaires : actualités e-mobilité

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